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Le gouvernement demeure engagé dans la libéralisation économique et continue à rechercher l'investissement étranger dans des secteurs tels que les infrastructures, les télécommunications, l'énergie et l'eau.
Les investissements directs étrangers en Algérie ont connu une croissance exceptionnelle en 2008 pour atteindre 6,2 milliards d'euros. Ces chiffres extrêmement encourageants cachent deux tendances contradictoires : une baisse des investissements européens et un regain d'intérêt des investisseurs du Golfe. En effet, les IDE en provenance d'Europe pour cette période ont chuté de 50% alors que les investisseurs du Golfe ont décidé de consolider leurs positions dans le pays et ont investi à hauteur de 4,9 milliards d'euros. Il est possible de voir dans cette tendance une réaction des investisseurs européens face à une série de mesures protectionnistes prises par le gouvernement algérien en décembre 2008. Les résultats pour l'année 2009 montrent une baisse des IDE liée au contexte économique mondial. De plus, on peut également noter une réorientation des IDE sur le marché domestique à travers la multiplication des projets de développement des transports et des infrastructures.
Les secteurs attirant le plus d'IDE sont l'énergie, suivi par les télécommunications et le tourisme.
| Investissement Direct Etranger | 2007 | 2008 | 2009 |
| Flux d'IDE entrants (millions USD) | 1.662 | 2.646 | 2.847 |
| Stocks d'IDE (millions USD) | 11.852 | 14.498 | 17.344 |
| Indicateur de performance*, rang sur 141 économies | 127 | 113 | 77 |
| Indicateur de potentiel**, rang sur 141 économies | 69 | 70 | - |
| Nombre d'investissements greenfield*** | 33 | 72 | 32 |
| IDE entrants (en % de la FBCF****) | 4,7 | 5,6 | 1,3 |
| Stock d'IDE (en % du PIB) | 8,8 | 8,5 | 12,3 |
Source : CNUCED
Note : * L'indicateur de Performance de la CNUCED est basé sur un ratio entre la part du pays dans le total mondial des IDE entrants et sa part dans le PIB mondial. ** L'indicateur de Potentiel de la CNUCED est basé sur 12 indicateurs économiques et structurels tels que le PIB, le commerce extérieur, les IDE, les infrastructures, la consommation d'énergie, la R&D, l'éducation, le risque pays. *** Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère. **** La formation brute de capital fixe (FBCF) est un indicateur mesurant la somme des investissements, essentiellement matériels, réalisés pendant une année.
| Les pays investisseurs | 2005, en % |
| Koweit | 23,0 |
| Espagne | 17,0 |
| Egypte | 17,0 |
| Etats Unis | 13,0 |
| France | 7,0 |
| Arabie Saoudite | 6,0 |
| Chine | 4,0 |
| Divers | 13,0 |
| Les secteurs investis | 2005, en % |
| Hydrocarbure | 55,0 |
Source : CNUCED
| Algérie | Moyen-Orient & Afrique du Nord | Etats-Unis | Allemagne | |
| Index de transparence des transactions* | 6,0 | 5,9 | 7,0 | 5,0 |
| Index de responsabilité des managers** | 6,0 | 4,8 | 9,0 | 5,0 |
| Index de pouvoir des actionnaires*** | 4,0 | 3,7 | 9,0 | 5,0 |
| Nombre de paiements de taxes par an | 5,3 | 4,8 | 8,3 | 5,0 |
Source : Doing Business 2008, Banque Mondiale
Note: *Plus l'index est grand, plus les transactions sont transparentes. **Plus l'index est grand, plus les managers sont personnellement responsables. *** Plus l'index est grand, plus les actionnaires ont le pouvoir de défendre leur droit.**** Plus l'index est grand, plus la protection des actionnaires est importante.
Les différents dispositifs prennent la forme d'avantages fiscaux, notamment des exemptions fiscales allant de 3 à 10 ans. Ils sont ordonnés par l'ANDI. Les entreprises doivent en faire la demande au cours de leur déclaration d'investissement. Les investisseurs bénéficient également de prise en charge par l'État de certaines dépenses (droit de mutation à titre onéreux pour toutes les acquisitions de biens immeubles destinés à la réalisation de l'investissement, droit fixe en matière d'enregistrement à taux réduit pour les actes constitutifs et les augmentations de capital, etc.).
A une trentaine de kilomètres d'Alger, la nouvelle agglomération projetée à Sidi Abdallah propose de nombreuses opportunités d'investissement dans les secteurs de l'informatique, des Nouvelles technologies de l'information et de la communication, de la pharmacie, de la recherche et développement, de la santé, du commerce international, des télécommunications, du tourisme et de l'ingénierie financière.
Autre domaines d'opportunités : BTP, développement des infrastructures (routières, ferroviaires, aéroportuaires, portuaires, etc.), traitement et gestion de l'eau, hydrocarbures, secteur bancaire, secteur agroalimentaire, défense, automobiles, grande distribution.
Depuis mars 2005, les sociétés étrangères peuvent maintenant posséder totalement un gisement d'hydrocarbure. A cet effet, deux agences nationales indépendantes ont été créées : d'une part, l'Autorité de régulation des hydrocarbures qui est en charge du contrôle et de la régulation des activités en matière d'hydrocarbures et, d'autre part, l'ALNAFT, Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures. Le secteur hydraulique représente un des axes prioritaires de l'Etat. D'une façon plus large, l'ensemble du secteur énergétique s'ouvre de plus en plus à la concurrence.
Enfin, en août 2005, un projet de loi sur la réforme du secteur de l'eau a été présentée au Parlement ; il prévoit la possibilité, pour les entreprises étrangères, de signer des contrats avec l'État pour la gestion du réseau de l'eau mais sans pour autant permettre à celles-ci de fixer des prix.
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